La sève et le sang
Sous la douce brume, au creux des vents,
L’homme révérencieux devant l’arbre géant,
Aux souffles mêlés dans l’instant sacré,
Où la nature et l’être se sont révélé.
Ses doigts touchent la branche tendue,
Comme si sa chair devenait feuillu,
Et dans l’écorce, son cœur résonne,
Echo d’un chant que le monde entonne.
La sève et le sang, en secret, s'unissent,
Dans ce bal silencieux, où tout glisse,
Racines qui se tissent à ses pieds,
Comme des veines dans la terre enlacée.
L’arbre respire, l’homme s’incline,
leurs âmes s’élèvent, s’enchevêtrent divines,
Dans ce mystère, ni chair ni bois,
Deux êtres qui, finalement, se voient.
Et sous la lune ou le jour fané,
L’un et l’autre, à jamais liés,
Se murmurent l’éternel refrain :
« Nous sommes un, sous ce ciel ancien. »
Stéphe.M.Lemaire ©

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